Et tout part de là.
Parce que oui, l’amour c’est un peu ça. Pas seulement ça, mais quand même. Ce besoin viscéral de fusionner avec quelqu’un. Ce besoin de l’autre qui paradoxalement vient avec tout ce qui nous effraie de ne plus être seul, suffisant.
À un moment de notre vie, la plupart d’entre nous sommes en soif de séduire pour séduire, simplement pour le plaisir de la chair, pour le plaisir de constater que le sexe est un puissant levier et à ce moment là de notre vie, on chérie cet instant. On revendique la beauté du célibat. Jusqu’à ce que…
La cuillère.
Au début, la cuillère est plaisante, réconfortante et sécurisante. Puis elle est achalante, collante, trop persistante. On savoure moins cet amour qui nous est offert, il devient acquis et non entretenu. Le lit n’est plus composé que de deux petites cuillères, chacune de leurs côtés, parfois même séparées par des oreillers. Jusqu’à ce que…
L’interruption de relation.
Puis cycliquement, le besoin de valider que l’on plaît encore, le besoin de liberté devient criant et puis un jour, on se remet à repenser à l’instant de…
La cuillère.
Et puis tout ce que l’on veut encore, c’est de trouver un quelqu’un qui contre qui se « spooner », qui nous protègera des méchants.
Et cette nuit je me coucherai, collant mon chat qui doit faire une overdose d’amour par ces temps-ci.
J’adore, frachement sympatique.
Avant d’avoir vu ton article, ce moment du film m’avait enormement marque. Je pense que tu capture merveilleusement le sentiment de cette scene et je suis super heureuse de savoir que je ne suis pas la seule a l’avoir retenu.
J’ai demenage loin de mon chat il n’y a pas longtemps mais s’il etait avec moi il comblerait ma cuillere ce soir